U-Turn

Blog day!

Bon, alors voilà les 5 premiers blogs sur lesquels j’aime bien aller !

http://nogirlsland.lezspace.info/

http://escargot.lezspace.info/

http://versafutile.20six.fr/

http://godsavezequeen.blogspot.com/

http://www.bibliopathe.com/

Bloque, débloque sans raison.

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Grandir, j’ai jamais voulu, je me souviens pourquoi.

Mon frère.

Juste cinq minutes cent toits

- Tu en as sur les doigts.

- Un peu de jaune, un peu de gris.

- ça ne va pas ?

- Bien mieux merci !

- Les matinaux,  ils t’ont aperçus creusant le trottoir de l’avenue.

- Il n’y a rien d’étonnant, creuser j’aime ça.

- Dans ta tête et mon âme.

- Non, pas autant que dans le bitume.

- Quand est-ce que tu viens te coucher ?

- Je perds mon oreille droite, et les statues n’ont plus sommeil.

- D’accord, j’éteins la lumière.

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Scène 1 : Le nez sous la soupière.

Voix principale : – Qu’est-ce donc ?
Figurant 1 : – Je ne sais point.
Voix principale :- Quelqu’un pourrait m’informer de la raison de cette chose posée là.
Figurant 2 : – Si vous me le permettez…
Voix principale : – Je vous le permets.
Figurant 2 : – Cette chose vous la posséder depuis un certain temps, vous l’aviez fort convoité autrefois. Auriez-vous oublier ?
Voix principale : – Oui, je le crains.
Figurant 1 : – Qu’allez-vous faire ?
Voix principale : – Plutôt que vais-je en faire… hé bien, je n’en n’ai pas la moindre idée… En attendant de trouver une solution, je vais compter les gouttes de pluies.

- Tu permets que je m’allume une cigarette ?

(haussement d’épaules)

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Disoudre le bleu

J’ai disparu sur la ligne bleue.

Il n’y avait plus rien sur la ligne bleue et c’est sur celle-ci que j’ai disparu.

Je n’ai plus rien cru ni le silence, ni les reflets.

Il n’y avait personne pour m’attendre au-delà de la ligne bleue, alors ce n’est pas  grave si j’ai disparu.

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Perdue par mes gardes

J’étais perdue dans un cauchemar carrelé, d’un blanc immaculé. Je ne savais pas où j’étais, ni où tu étais. Je ne me souviens plus de ce qui était le plus terrifiant ; le carrelage blanc, ne pas savoir où je me trouvais ou de ne pas te trouver. Si, je sais le plus terrifiant c’était de tendre le bras et ne pas t’atteindre. Je savais que tu étais là, mais impossible de te trouver. Coincer.  Et la pièce qui tangue. Mal de mer. T’appeler, mais la voix n’est qu’un murmure. Fouiller dans le ventre un cri pour t’alerter. Je suis là. Aucun échos. Je t’aperçois. Je t’entends. Trop loin. Je suis là. Chuchoter ton prénom, pas de diminutif,  prononcer ton prénom en entier et les lettres qui s’inscrivent sur le carrelage.

Haut le cÅ“ur. Tête dans la cuvette. Je ne sais pas où je suis, ni où tu es. Lumière vive. Le bruit de dehors chevauche la fenêtre me regarde puis il entre à pas de velours. Retourner au lit, ne pas te trouver, pourtant te sentir, pourtant tu es là. Le bruit est là. Une bête grimpe au sommier, elle va venir jusqu’à moi et me dévorer. Le bruit et la bête m’observe. Mais où es-tu ?!

« Allume la lumière, amour. »

Toute endormie, tu es là, tes bras s’écartent pour que je vienne. Je me colle contre tes seins, te respire. Le blanc carrelé est évaporé, ta peau plein les yeux. Chut, tout va bien.

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Poing, maintenant chut

affaire classée.

Magistralement

Je ne veux pas y aller. Je ne sais pas ce qui va se passer. Je ne sais pas si je dois le dire. Je dois le dire, mais je ne veux pas que tout s’écrase, alors que tout allait mieux. L’amoureuse m’accompagne. Je gerbe. Un monstre verdâtre sort de mon estomac. Connard, il a toujours été là. Je ne veux pas y aller. Et l’amoureuse qui m’accompagne. Je ne veux pas qu’elle voit le monstre. Je voudrais tomber dans une bouche d’égout en sortant, disparaitre un long instant. Mais qu’est-ce que je fous là? L’amoureuse, ne m’accompagne pas, je ne pourrais pas te toucher, ni te parler, j’ai de la crasse sur les doigts, partout sur moi. L’amoureuse ne m’aime pas, le monstre est là. Je ne veux pas y aller. Il dit ça va être rapide, je sais bien que non. J’ai encore du monstre aux commissures des lèvres, et le goût aigre tapisse le palais. Je veux crever subitement. Je vais y aller. L’amoureuse ne me lâche pas, l’amoureuse rassure. Mon amour, j’ai peur.

Absentéiste

Tu as les yeux grands ouverts. Tu es crevée mon cÅ“ur, mais tu ne veux pas t’endormir. ça galope dans ta tête un troupeau de tortues qui cavalent.

- ça te dérange si je m’allume une cigarette ?

(haussement d’épaules)

Indifférence.

Je n’arrive pas à écrire.

!

Crever


Je suis fatiguée d’être en colère. Je suis fatiguée de cette rage qui se marbre dans mes veines. Je suis fatiguée de cette peur qui grouille dans tout le corps. Je suis fatiguée. Maintenant, je veux prendre mon amoureuse et qu’on se casse très loin de tout ces connards. Exténuée de cette violence, de ces insultes. Putain ! Et j’en suis à combien de posts ? A combien de posts non-écrits ? Depuis que j’ai dix ans je les crains. Et là… je suis juste fatiguée. Et eux continue leur merde de vie quelque part.

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Incident

Le ciel est tombé sur le toit de la maison. Les nuages ont explosé sur les tuiles orangées. Une fourmi qui se promenait par là est morte sur le coup.

Les habitants de cette maison sont sortis abasourdis, le choc a fait tanguer les cloisons déjà bancales. Ils n’ont pas crié, ni soupiré, ils sont restés stoïques comme à l’accoutumé.

Ils ont regardés au loin si des voitures de journalistes avec leurs caméramans venaient à eux pour une interview sur ce phénomène étrange, mais rien. Aucun voisin n’est sorti, ni même n’a regardé derrière son rideau..

Le ciel était tombé sur le toit de la maison. Un fait divers qui n’apparaitra  pas dans la colonne du Parisien.

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NON !

Main au cul. Vas pas chialer ce n’est pas grand chose, ce n’est rien,  tu n’es rien. Ne gueule pas, sers les clients ils attendent. Je pince ton cul, si je veux ! Fais pas la gueule, crie pas au loup, ce n’est pas grand chose, ce n’est rien, tu n’es rien. Supporte mes propositions incessantes. T’as dis « non » oui et alors ? Non veut dire oui, non? Chut, tiens nettoie par terre. Je te mate. Je les mate toutes ces demoiselles. Je bave. Tiens essuies-moi. Quoi tu ne  veux pas. J’ai pincé ton cul, oui, je suis désolé ça m’a échappé, mais c’est toi t’es jolie. Je t’ai pincé ton cul je me suis pas contrôlé c’est lui qui m’appelle. Pourquoi tu fais la gueule ce n’est rien, ce n’est pas si grave, ce n’est pas grand chose, t’es pas grand chose. Tire pas la tronche putain ! Tiens tu vas descendre au vestiaire, oui tu comprends ce que j’attends. Comment ça non ? C’est un ordre. Tu es sous mes ordres. Non ? Vous avez vu elle ne m’obéit pas. Fais pas la gueule. Tu crois quoi ? C’est comme ça que ça marche. Pourquoi crois-tu que j’étais cool avec toi, si ce n’est pour te baiser. Main au cul et propositions répétitives ce n’est pas un crime.  Tu me vexes, on me dit pas non à moi. Tu ne veux pas ? Pourquoi à cause de ta copine ? Comment ça tu ne veux pas tout court ? Mais ça ne ce fait pas. Une main au cul ce n’est pas grave, ce n’est rien, ce n’est pas grand chose, tu n’es pas grand chose juste une fille et tu me dis non (salope !)

Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard ! Connard !Connard ! Connard !Connard ! Connard !Connard ! Connard !

Je t’ai dis non, connard. Putain ce que ça fait du bien de dire NON !

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